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A
Dog's Life...
In a search for cleaner sidewalks an expat looks at pampered
Parisian pooches
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understanding those
serious issues |

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Tempo Team
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Ni Putes, Ni Soumises!
Là où les hommes souffrent, les
femmes portent ces souffrances. Marginalisation économique
et discriminations ont constitué des ghettos où les
citoyens ne se sentent pas égaux aux autres et les citoyennes
encore moins. Nous sommes des femmes de ces quartiers qui avons
décidé de ne plus nous taire face aux injustices que
nous vivons, qui refusons qu'au nom d'une "tradition",
d'une "religion", ou simplement d'une violence, nous soyons
toujours condamnées à subir.
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La vie de nos quartiers, des familles qui y vivent,
des enfants et de leur avenir ne pourra évoluer sans que
nous, les femmes, y retrouvions toute notre place, toute notre dignité.
Dénoncer le sexisme omniprésent, la violence verbale,
physique, la sexualité interdite, le viol modernisé
en "tournantes", le mariage forcé, la fratrie en
gardien et l'honneur de la famille ou des quartiers en prison ;
dénoncer tout cela pour ne plus céder à cette
logique du ghetto qui nous enfermera définitivement tous
dans la violence s'il n'y a pas de révolte.
A l'heure où chacun cherche une réponse
à la violence qui mine notre société, nous
voulons dire que le premier pas passe par notre libération
et le respect de nos droits les plus élémentaires.
Pouvoirs publics, médias, partis politiques ne voient et
ne parlent de la banlieue qu'au masculin. Nous n'apparaissons que
de temps à autre, gentilles, réussissant bien à
l'école ou à l'atelier cuisine qui prépare
les repas de la fête de quartier. Silence sur nos vies, sur
celles qui ont fugué, qui font le ménage du matin
au soir, qui se cachent pour aimer ou se retrouvent maman à
peine sorties de l'enfance. Alors, nous avons décidé
de ne plus attendre que cela aille de mal en pis, nous avons décidé
d'agir, pour que la vie change pour nous, nos familles et nos quartiers.
Parler sans tabou des choses que l'on cache aux autres sera difficilement
accepté par certains.
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A eux nous leur disons: Comment pourriez-vous
vaincre l'injustice, le racisme, la relégation, l'échec
scolaire, la prison, si vous nous oppressez, vous aussi? Des millions
de femmes dans les banlieues ne veulent plus de ce faux choix entre
la soumission aux désordres du ghetto ou vendre son corps
sur l'autel de sa survie. Ni putes, ni soumises, simplement des
femmes qui veulent vivre leur liberté pour apporter leur
désir de justice.
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Nous, femmes vivant dans les quartiers de banlieues,
issues de toutes origines, croyantes ou non, lançons cet
appel pour nos droits à la liberté et à l'émancipation.
Oppressées socialement par une société qui
nous enferme dans les ghettos où s'accumulent misère
et exclusion. Étouffées par le machisme des hommes
de nos quartiers qui au nom d'une "tradition" nient nos
droits les plus élémentaires.
Nous affirmons ici réunies pour les premiers "Etats
Généraux des femmes des Quartiers", notre volonté
de conquérir nos droits, notre liberté, notre féminité.
Nous
refusons d'être contraintes au faux choix, d'être soumises
au carcan des traditions ou vendre notre corps à la société
marchande.
- Assez de leçons de morale : notre condition s'est dégradée.
Les médias, les politiques n'ont rien fait pour nous ou si
peu.
- Assez de misérabilisme. Marre qu'on parle à notre
place, qu'on nous traite avec mépris.
-Assez de justifications de notre oppression au nom du droit à
la différence et du respect de ceux qui nous imposent de
baisser la tête.
-Assez de silence, dans les débats publics, sur les violences,
la précarité, les discriminations.
Le mouvement féministe a déserté les quartiers.
Il y a urgence et nous avons décidé d'agir. Pour nous,
la lutte contre le racisme, l'exclusion et celle pour notre liberté
et notre émancipation sont un seul et même combat.
Personne ne nous libèrera de cette double oppression si ce
n'est nous mêmes. Nous n'appellerons à l'aide "ni
les chiennes de garde, ni les grands frères". Nous prenons
la parole et lançons cet appel pour que dans chaque cité
de France, nos s|urs, nos mères entendent ce cri de liberté
et rejoignent notre combat pour mieux vivre dans nos quartiers.
Pour que nous soyons entendues : Diffusez notre Appel le plus largement
possible et Participez à l'ensemble des initiatives féministes
et antiracistes qui restent le
c|ur de notre combat !
Fédération Nationale des Maisons des Potes
190, Boulevard de Charonne 75020 PARIS
Tél. 01.44.93.23.23 Fax. 01.44.93.23.24
fede@maisonsdespotes.net
http://www.macite.net/petition.html
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