Trouble in Truffle Land
Can truffle gatherers in Périgord continue their traditional way of life?


Patrick Bruel Goes Retro...
A fun musical flashback to
the 1930s


A Dog's Life...
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Disappearing Concierges...
Is the typical Parisian concierge becoming an endganered species?


Paris Street Music...
The sounds of the Paris street are the sounds of the world


France's Legion of Honor...
A
look at France's Legion of Honor from a personal perspective


In a Green Haze of Absinthe
Absinthe inspired a generation of artists before it was banned in 1915. Will it make a comeback?


A Search for the Ideal Cafe
A ramble through Paris via the corner cafes


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Le rythme à Paris...

par Isabelle Nikolic

C'est une fois qu'on en souffre personnellement qu'on se pose la question de savoir ce qui a tellement changé autour de soi. Paris, il n'y a une dizaine d'années, était une ville où il faisait bon vivre, non pas que la ville soit devenue insupportable, elle est belle même de plus en plus belle, mais elle a changé de rythme, elle a changé d'âme.

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En ce temps-là, il était certainement plus difficile de trouver un magasin ouvert entre 13 heures et 16 heures, mais les habitants savaient que c'était le temps de repos des commerçants. Les petits restaurants parisiens en revanche rassemblaient les ouvriers de la ville ; d'ailleurs ces restaurants de quartiers ressemblaient plutôt à des cantines et leurs clients s'y retrouvaient autour de leur plat et discutaient de leur travail.

Maintenant que les entreprises ont déménagé vers la périphérie de la ville car les loyers y sont plus abordables, ce sont les « fast food » ou les pizzas délivrées aux bureaux directement qui ont pris la relève.


Quelque chose a vraiment changé dans l'esprit de la ville en même temps que l'esprit du travail a évolué. La priorité est donnée au temps qu'il ne faut perdre sous aucun prétexte, non à la qualité de la vie.

Pour retrouver cette ambiance il faut s'éloigner en Province maintenant, ce que beaucoup ont choisi de faire, soit pour y élever leurs enfants dans des conditions plus favorables, soit parce que le rythme de vie y est plus lent plus humain.

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Car, dans la grande métropole il faut que le service puisse être rendu 24 heures sur 24. Une loi sur le travail de nuit pour les femmes vient récemment d'être revue : dorénavant, alors qu'elles étaient protégées par le droit du travail, elles ne pourront plus refuser un travail sous prétexte que c'est un poste de nuit. Que fait-on de tous ces gens qui ne savent pas s'adapter à ce rythme de vie ? C'est toute une tranche d'âge qui est en question.

Les jeunes qui arrivent sur le marché sont mieux préparés à la cruauté de la nouvelle société. Ils n'ont pas non plus la conscience politique des anciens. Ils ne se plaignent jamais des conditions de travail, sont prêts à tout accepter, trop heureux d'avoir un travail, eux à qui on a parlé des problèmes de chômage depuis leur plus tendre enfance.

Suis-je déjà en âge de parler « du bon vieux temps » ? Est-ce de la nostalgie ? Paris, « mon » Paris où es-tu ? Non, je ne suis que trop consciente que l'évolution est un cours d'eau sans fin, mais il faut aussi penser à ceux qui ne sont plus en état d'y nager sans se noyer.


Maintenant que les entreprises ont déménagé vers la périphérie de la ville car les loyers y sont plus abordables, ce sont les « fast food » ou les pizzas délivrées aux bureaux directement qui ont pris la relève.

   
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