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Dog's Life...
In a search for cleaner sidewalks an expat looks at pampered
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Le Metro...
par Isabelle Nikolic
Combien de fois par jour on se fait déranger
dans le métro ?
Les odeurs des parfums féminins le matin après
un réveil difficile sont si agressives. Tous nous sommes serrés
comme des sardines, obligés de subir l'haleine alcoolisée de certains,
les yeux rivés sur l'épaule du voisin, épaule toute parsemée de
pellicules, voisin trop proche qui nous empêche de tenir le livre
ouvert.
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Et puis voilà qu'il y a une clairière qui se
forme un peu plus loin. Je m'approche, pensant comme tant d'autres
avant moi sans doute, pouvoir m'asseoir et entreprendre enfin la
lecture de mon livre, mais un clochard puant est allongés occupant
les trois sièges.
Je pourrais me plaindre éternellement du métro
parisien !
Et pourtant après un voyage à l'étranger, je
suis toujours heureuse de le revoir, comme un vieil ami je le retrouve
! Seuls les panneaux publicitaires ont changé. Les méandres des
couloirs sans fin me sont si familiers ! Quelquefois je me dis que
je connais mieux Paris sous terre que sur terre.
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Et si ces tziganes roumains la bouche pleine
de dents en or n'étaient pas là pour nous égayer un peu le voyage
avec leur accordéon aux rythmes enjoués ! Qu'ils nous dérangent
donc ! C'est si bon de se faire déranger quelquefois !
Nous sommes tellement nombreux dans un espace
si restreint. Je surprends des yeux tristes : qu'y a-t-il derrière
ce regard ? Une séparation peut-être, ou juste une contrariété.
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Un troupeau d'adolescents montent. Ils parlent
fort. Dans la frime mise à l'épreuve, ils se donnent à qui mieux
mieux pour employer la dernière expression en vogue. Je les comprends
avec peine. Mais je me souviens que nous entrions de la même façon
en troupeau et les adultes autour de nous nous envoyaient des regards
réprobateurs ce qui encourageait nos rires stridents.
Que le temps a passé : en ce temps-là le métro
était encore en bois, les sièges en bois eux aussi et le grand jeux
était de garder les portes ouvertes pendant que le train prenait
de la vitesse dans le tunnel.
Mais attention, à la prochaine station, je descends
et je m'enfonce encore une fois des les trous du gruyère parisien
!
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